jeudi 4 juillet 2013

Isabelle Adjani dans Possession. 1981, Andrzej Zulawski.






With a nihilism towards marital unions that would make even Lars von Trier blush, Andrzej Zulawski’sPossession is an unrelenting assault, so deliriously excessive that one is left feeling maniacal themselves. Isabelle Adjani and Sam Neill play an unhappily married couple who seek a divorce. Not before long, the jealous Neill has become a seething mad man, and Adjani takes shelter in a squalid apartment where she has housed an octopus-like creature that she routinely makes love to. Zulawski has said that the screenplay was written while he was undergoing a bad divorce, which should come as no surprise – this being a film where a divorce is the means of an apocalypse, where all the self-loathing and every unspoken bitterness towards a partner is manifested in nightmarish extremes. The title does not seem merely to refer to the growing lunacy of the ex-lovers, but of marriage as an act of possession in itself. Neill’s every violent outburst seems to stem from his desire to own Adjani, whereas she seeks liberation from him (and the human male populous at large, it would appear). Few films reflect such a singular, uncompromised vision – the visuals are flamboyant, using intense close-ups, exaggerated camera movements, and editing that jumps radically in time and place, and they are matched by Neill and Adjani, both uninhibited in unforgettably frenzied performances. The film’s most lasting image is a long tracking shot wherein Adjani begins convulsing in a subway station, violently writing against the wall in hysterics and suffering from an apparent miscarriage that results in blood and white ooze leaking from her every orifice.


mardi 18 juin 2013



































"L’amour ne meurt jamais de mort naturelle.
Il meurt parce que nous ne savons pas revenir à ses sources.
Il meurt de notre aveuglement, de nos erreurs et de nos trahisons.
Il meurt de ses maladies et de ses blessures.
Il meurt de lassitude, il dépérit et se ternit.”


Anaïs Nin




“On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature; ce n'est pas ma faute.
Si donc, je m'ennuie aujourd'hui d'une aventure qui m'a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n'est pas ma faute.
Si, par exemple, j'ai eu juste autant d'amour que toi de vertu, et c'est surement beaucoup dire, il n'est pas étonnant que l'un ait fini en même temps que l'autre. Ce n'est pas ma faute.
Il suit de là, que depuis quelque temps je t'ai trompée: mais aussi ton impitoyable tendresse m'y forçait en quelque sorte! Ce n'est pas ma faute.
Aujourd'hui, une femme que j'aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n'est pas ma faute.
Je sens bien que voilà une belle occasion de crier au parjure: mais si la Nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination, ce n'est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre amant, comme j'ai fait une maîtresse. Ce conseil est bon, très bon; si tu le trouve mauvais, ce n'est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t'ai prise avec plaisir, je te quitte sans regrets: je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute.” 



 Pierre Choderlos de Laclos, Les Liaisons Dangereuses

vendredi 7 juin 2013



« Une bonne partie de l'antifascisme d'aujourd'hui, ou du moins ce qu'on appelle antifascisme, est soit naïf et stupide soit prétextuel et de mauvaise foi. 
En effet elle combat, ou fait semblant de combattre, un phénomène mort et enterré, archéologique qui ne peut plus faire peur à personne. C'est en sorte un antifascisme de tout confort et de tout repos. 

Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé la société de consommation ». 



Pier Paolo Pasolini, Scritti corsari, 1974.


Pasolini "Fasciste" (Ecrits Corsaires), 26 décembre 1974 - Vidéo Dailymotion

Supplica a mia madre






















È difficile dire con parole di figlio
ciò a cui nel cuore ben poco assomiglio.

Tu sei la sola al mondo che sa, del mio cuore,
ciò che è stato sempre, prima d’ogni altro amore.

Per questo devo dirti ciò ch’è orrendo conoscere:
è dentro la tua grazia che nasce la mia angoscia.

Sei insostituibile. Per questo è dannata
alla solitudine la vita che mi hai data.

E non voglio esser solo. Ho un’infinita fame
d’amore, dell’amore di corpi senza anima.

Perché l’anima è in te, sei tu, ma tu
sei mia madre e il tuo amore è la mia schiavitù:

ho passato l’infanzia schiavo di questo senso
alto, irrimediabile, di un impegno immenso.

Era l’unico modo per sentire la vita,
l’unica tinta, l’unica forma: ora è finita.

Sopravviviamo: ed è la confusione
di una vita rinata fuori dalla ragione.

Ti supplico, ah, ti supplico: non voler morire.
Sono qui, solo, con te, in un futuro aprile…

Pier Paolo Pasolini